Regards d'Afrique

Rencontre aussi fortuite qu'enrichissante

mardi 28 décembre 2004

Pas mal de choses se sont passées depuis le lundi 29 novembre, mais, par paresse, je ne les ai pas notées. Pas gravissime, si ?

Aujourd’hui, rencontre fortuite avec Marion G, qui travaille entre autres au Festival de Yaoundé en juin ainsi que pour le Aye Aye et l’APACA.

  • Elle m'a parlé des accréditations pour Cannes, du Fond Sud, du Fond Image Afrique et de ses 2 pans : prod & diffusion.
  • Elle a également évoqué le Bureau de liaison de l’espace cinématographique francophone, une asso belge dont on m'a déjà parlé et qu'évidemment... je n'ai toujours pas contacté. Idem pour Africalia, une orga belge portée sur tout projet culturel en rapport avec l'Afrique – évidemment. Malheureusement, je suis en retard pour faire une demande car je pars en février. En revanche, je vais voir ce que je peux faire du côté expo en Afrique, rencontres, etc.

Pas très loin de ça, Laurent Moyet, qui a travaillé pour l'ARP, a un projet de diffusion itinérant. Je vais l'appeler.

Fanta Nacro, aussi agréable que ses films !

samedi 4 décembre 2004

Fanta Régina Nacro dans son appartement de la banlieue de Paris / photo Antoine Doyen

Ce samedi, petite rencontre avec Fanta Régina Nacro, la réalisatrice de Puuk Nini, du truc de Konaté. Tout récemment, elle a réalisé la Nuit de la vérité, son premier long-métrage qui a été coproduit par france 3.

Cette fois-ci, on a surtout fait connaissance. Je lui ai fait part de mes intentions par rapport au projet, des gens que j'avais déjà rencontrés, etc. Pour moi, l'idée est de rencontrer un maximum de personnes avant mon départ en Afrique.

On a pu parler d'une série qui était actuellement en tournage au Burkina (réal. Valérie Kaboré), de Pierre Yameogo qui est actuellement en montage, etc. Et puis surtout, lui faisant part de mon envie de loger chez l'habitant, quand je serai à Ouagadougou, elle m'a proposé d'être hébergé chez un de ses amis, Warren Sarri. Ouf ! J'éviterai ces hôtels. La première fois que je suis en Afrique, j'allai tout de même pas aller me calfeutrer dans un hôtel climatisé, à l'écart du monde qui m'entoure... Mon hôte est photographe, ça ne gâche rien.

Quand je lui demandais à quoi il faudrait que je fasse attention là-bas, en tant que photographe, elle a beaucoup insisté sur la sympathie dont font preuve les Burkinabés quand ils ont un invité. Elle s'est montrée suffisamment sympathique pour que je la croie sans hésiter. Cependant, un point important, pour pouvoir faire des photos tranquillement, serait de disposer d'un système tel un polaroïd pour donner des photos sur place. Selon elle, trop de touristes, etc. sont venus en promettant de renvoyer la photo... ce qui n'arrive jamais, ou rarement.

De fait, je vais réfléchir à l'achat d'un petit appareil numérique avec une imprimante à sublimation. Mais je ne sais pas trop, encore.

Une claque photographique ?

vendredi 3 décembre 2004

J'ai rencontré Meyer, du collectif Tendance Floue.

Dans les locaux du collectif Tendance Floue / photo Antoine Doyen

Un mec un peu survolté, assez cool. Photographe professionnel, il m'a donné très clairement son avis sur le projet, enfin j'espère ! Après s'être retrouvé au local du collectif, on est allé manger, ça tombe bien, j'avais la dalle. Rien de très passionnant jusque là, mais justement ça commence : alors que je lui présentais mes premières photos faites à Besançon, il m'a tout de suite signifié que ça ne valait pas franchement le coup de les montrer ainsi, dans mon petit carnet plastique à la con. A vrai dire, j'étais un peu (tout à fait ?) d'accord, mais quand même : ça fait toujours un peu chier.

En fait, il a dit ce que je devrais toujours avoir à l'esprit, mais qui me sort encore trop souvent de la tête : le choix des photos présentées doivent découler d'une volonté assumée, décidée. Bref, les montrer "comme ça" ne sert à rien... Et c'est vrai que toutes ensemble, là, comme ça, ça ne ressemblait pas à grand-chose...

De retour au local, il m'a montré quelques travaux du collectifs. Si tout ne m'a pas "saisi" d'émotion, je dois admettre qu'ils ont fait beaucoup de trucs magnifiques, ce projet de Nationale Zéro, entre autres.

Ce que j'ai retenu de tous les travaux qu'il m'a montrés, c'est que ça m'a franchement donné envie de continuer, tant j'ai eu le sentiment que les photos que je voyais là n'étaient pas très éloignées de celles que j'aimerais sortir un jour de mes prises de vue ! D'ailleurs, à peine sorti, en passant devant un kiosque, je me suis acheté le magazine de l'Air. à l'intérieur, un reportage d'Olivier Culmann, du collectif. Entre autres.

Je les verrais bien dans un mag comme ça, mes photos.

On va y travailler !

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