Parti de Ouaga à 8h du matin, je suis arrivé à Natitingou, au Bénin, vers 16h30 (+1h par rapport au Burkina Faso). Chaude journée, forcément, dès que le bus s'arrêtait, l'air aussi, et là, on cuisait.

Projection du CNA de Natitingou dans le village de Kouandata / photo Antoine Doyen

Content d'être arrivé, je retrouve l'équipe du CNA telle que je l'avais laissée, l'an dernier : toujours aussi dynamique (Rosalie), folklorique et grande gueule (Zacharie) ou... calme (Inoussa et Marie). Malgré la petite fatigue de la journée, un petit mal de gorge qui m'énerve – bravo la clim' du cyber... – et même un nez un bouché, décidément ! je les accompagne. J'oublie de prendre de l'eau mais je prends mon mal en patience en regardant Bal Poussière, de l'ivoirien Henri Duparc (il s'occupe également de la série Moussa le Taximan, travail de sensibilisation).

Pendant ce temps, toujours pas de nouvelles du Nigeria. Il y a quelques temps, le responsable audiovisuel m'a dit qu'il pouvait m'aider, ce qui ne pouvait que m'arranger, étant donnés mes moyens particulièrement faibles. Malheureusement, je ne sais pas s'il peut prendre en charge le logement, ou seulement aller me chercher à Cotonou... Bref, c'est le flou. Bien sûr, il y a les contacts de Manu Hartsuyker mais je dois avouer que je n'ai plus les moyens de tout payer. Alors, le Nigeria, ce sera peut-être pour la prochaine fois... le jour où je gagnerai suffisamment ma vie pour ce genre de périple. On va faire aller ! à suivre. Au cinéma ce soir.