uste histoire de publier une petite image, aujourd’hui, parce que si je vous raconte ma journée d’hier, vous aurez l’impression de m’avoir déjà lu et vous aurez raison.

Les enfants installent les chaises et les bancs pour la projection du cinéma numérique ambulant / photo antoine doyen

Rubrique santé ? Je n’ai encore jamais été malade en Afrique. Une petite blessure stupide à mon arrivée à Bamako, et puis le ventre un peu retourné à une ou deux reprises... Rien de très fou. Mais la chaleur arrive à Natitingou, enfin disons qu’il fait de plus en plus chaud, y compris la nuit, c’était pas le cas les premiers jours. Moi, à midi, j’arrive plus trop à manger, fait trop chaud, je crois. Une certaine lassitude de la cuisine africaine aussi. En fait, je comprends de mieux en mieux ce vilain trait de caractère : je me lasse vite. Où que j’aille, j’éprouve très vite l’envie de bouger, de changer d’activité. Difficile, par exemple, de lire un bouquin d’une traite, mais si je suis « dedans » !

Là, c’est pareil. Je n’ai plus vraiment d’appétit, j’ai hâte de retrouver mes petites habitudes culinaires françaises. Trop de piment, ici ! Non, surtout, je crois que cette histoire manquée, ne pas aller au Nigeria... je rumine un peu, c’est comme si je passais une semaine de trop ici. C’est stupide, comme état d’esprit, puisque, ici, l’ambiance est vraiment sympathique : Zac’ qui me prête sa moto, Rosalie qui me demande tous les jours si ça va parce que j’avais un gros rhume en arrivant... Et moi qui fais le difficile... tss.