Après m'être concentré sur des anecdotes pas forcément intéressante, il est peut-être temps que je fasse le point sur le Fespaco et ce qu'il m'a apporté.
Déjà , je ne m'attendais pas forcément à ce que ce soit aussi intéressant, "humainement". On peut dire ce que l'on veut de l'hôtel Indépendance, n'empêche, c'était un lieu de rencontre assez formidable. On y croisait aussi bien abderhamane Sissako que Fanta Nacro, en passant par Eric Kabera, documentariste rwandais dont le film Keepers of Memory a rencontré un certain succès (d'après ce que j'ai entendu).
Pour ma part, j'ai eu droit à une belle moisson de contacts intéressant pour la suite du projet. Rencontre avec un réalisateur nigérian qui m'ouvre des portes plus "concrètes" pour observer des tournages vidéos à Lagos. J'aurais l'occasion de revenir sur l'audiovisuel dans ce pays.
Dans le même temps, j'ai pu avoir la carte de nombreux réalisateurs à qui j'ai tenté d'expliquer le projet. J'ai souvent été très malhabile car le Fespaco, avec sa noria de conférences sur les principes du cinéma en Afrique, a bousculé pas mal d'idées reçues.
Je n'ai pas le temps d'entrer ici dans les détails. Je peux simplement dire que mon titre (visages d'afrique) n'est plus très pertinent et que je pars sur une sorte d'observation du cinéma EN Afrique. Et ça change tout. Cependant, j'ai continué à envisager de portraiturer les réalisateurs d'origine africaine (encore un point qui évolue...) et, surtout, j'ai décidé d'aborder le cinéma nord-africain, les rencontres avec certains réals ayant très intéressantes et sympathiques !
Cependant, la cinématographie qui pose le plus de questions tant en termes de visibilité que de production reste la subsaharienne. Plus que deux minutes au compteur, permettez-moi de me déconnecter... mais c'est promis, je raconterai un peu plus tard les autres grands avantages du fespaco !