Regards d'Afrique

Catégorie : Les Rencontres

Afrique in Visu : le métier de photographe au Mali

vendredi 3 novembre 2006

J'ai récemment reçu un mail de Baptiste et Jeanne, les créateurs du site Afrique in Visu.

Leur projet ? Echanger autour du métier de photographe à Bamako, au Mali. Ils travaillent avec le CFP de Youssouf Sanogo, ils partent à la découverte des photographes d'Afrique… un peu à la manière dont je rencontre les cinéastes africains, mais en mieux.

Je devrais m'inspirer de leur démarche… en fait, je l'aurais déjà fait, mais j'ai jamais vraiment trouvé ni cherché le(s) moyen(s) de rester longtemps en Afrique. Prendre le temps. Où qu'on aille ! Ils l'ont bien compris et ça se voit.

Et vous ? allez faire un tour sur afriqueinvisu.org !

"T'as pris du poids ?"

mercredi 19 juillet 2006

C'est vrai qu'à force de passer du temps assis à traiter des photos, à chercher du travail, je me suis "empâté".

Cheick Fantamady Camara dans son appartement, à Paris / photo Antoine Doyen

Aujourd'hui, je retrouvai Cheick Fantamady Camara pour une…

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Afrique à Bruxelles. D'Est en Ouest.

vendredi 28 avril 2006

Revenu de Bruxelles dimanche soir, pas envie de faire le compte d'une expo qui s'est pourtant bien passée. C'est chiant, les compte-rendus. Le festival aussi, c'était plutôt chouette : bel accueil des invités dont j'étais dans un foutu hôtel de luxe (5 étoiles mon bon monsieur) qu'ils ont négocié à vil prix.

Raymond Rajaonarivelo lors du Festival Afrique Taille XL à Bruxelles / photo Antoine Doyen

Et puis les projections, qui avaient l'air de bien se passer. Si j'ai bien compris, le public africain, quasi inexistant lors de la première édition – c'est bien ça, Aurore ? –, est venu en nombre, cette fois-ci. Il a bien fait, car les réalisateurs étaient là, et pas qu'un peu ! Zézé Gamboa, Pierre S. Yaméogo, Adama Roamba, Eric Kabera, Moussa Touré, Jean-Pierre Békolo, Mostepha Djadjam, Raymond Rajaonarivelo (photo), Idrissou Mora Kpaï... et d'autres ! Ils sont présenter leur film et discuter avec plaisir de leur travail avec le public bruxellois.

Et pour moi, bien sûr, les choses avancent : alors que l'exposition a de bonnes chances de voyager, j'ai pu compléter mes travaux par quelques portraits de réalisateurs sympathiques.

Et ce soir, j'ai regardé Arlit, deuxième Paris. Magnifiques images (et pas que). Découvrez-le si ce n'est déjà fait.

Changement de ton.

mercredi 15 février 2006

Ce matin, comme je le disais, rencontre avec Idrissa Ouedraogo.

Idrissa Ouedraogo à Ouagadougou, dans les locaux de sa société de production, NDK / photo Antoine Doyen

Comme avec Zakaria Gnegne (Emergence) ou Boubakar Diallo (Les Films du Dromadaire), j'ai voulu lui "administrer" mon questionnaire mais finalement, il ne m'a pas laissé le faire comme ça. Non, bien au contraire, l'entretien s'est engagé comme une remise en cause de ma manière d'aborder le sujet du cinéma en Afrique et, finalement... il a beaucoup parlé sans que j'aie à orienter quoi que ce soit. Et tant mieux ! Car il a finalement abordé les questions qui me préoccupaient, au risque de me voir servir une opération de com'... Non, je ne crois pas, même s'il ne vas pas forcément être simple de bien saisir ce qui est intéressant du point de vue sociologique.

Et pendant ce temps ? Boubakar Diallo tourne son film dès demain matin.

Au Suivant.

dimanche 12 février 2006

Samedi : Boubacar Diallo. Producteur, réalisateur aux Films du Dromadaire, il s’est auparavant fait connaître en tant que rédacteur en chef du ‘’JJ’’, le ‘’Journal du Jeudi’’, un hebdo satirique burkinabè.

Boubacar Diallo dans les locaux des Films du Dromadaire, sa maison de production à Ouagadougou dans le quartier de la Cité An 3 / photo Antoine Doyen

Après une matinée un peu lente, je devais retrouver Boubacar Diallo sur les coups de 15h, après qu’il soit rentré de repérage – son tournage doit commencer jeudi prochain. Finalement, il me signale qu’il est en retard, on se verra donc à 15h et moi, sous un soleil pas très timide, je m’affale sur un fauteuil dans la cour. Aidé par la chaleur, je m’assoupis sans vraiment m’endormir, et j’émerge une heure plus tard. Le terme « vaseux » prend alors tout son sens et je pars à la recherche de quelques fruits pour tomber sur un coca bien frais qui me réveille enfin.

Quand je retrouve enfin Diallo dans son bureau, c’est parti pour une heure d’entretien, peut-être un peu moins, je ne sais pas. Reste à récupérer aujourd’hui ou demain les documents techniques (budget du film, moyens de diffusion, etc.), et à établir son « réseau de connaissance ». Je veux savoir jusqu’où s’étendent ses relations dans le monde du cinéma. Comprendre s’il existe un monde du cinéma en Afrique… quel est-il ?

Et la soirée ? pas grand-chose. Fatigué. Mangé vite. Coup de fil de Lise-Marie, petite discussion. Paré à me coucher. Et puis Oumar, Vier (Vié ?) qui veulent absolument me faire sortir ! Pas très envie, tout mon corps pense à dormir, mais finalement je les suis au ‘’Casino’’, à deux pas de la cour, toujours à Dapoya. Une sorte de maquis boîte. Assez sombre, mais suffisamment éclairé pour assister, amusé, aux parades amoureuses ! Oumar me le confirme : ici, avec les filles, on ne fait pas dans le détail. Elle te plaît ? Tu vas la chercher, c’est oui ou non ! Efficace ? Ç’a m’a tout l’air de marcher en tout cas. À regarder, c’est très drôle, les oreilles explosées par le son ivoirien du Coupé décalé… oui, ça dépayse.

Riz Sociologie.

samedi 11 février 2006

Avant de penser à manger, il fallait d’abord aller voir Zakaria Gnegne en son fief : salle Emergence, quartier de Wemtenga.

Zakaria Gnegne, responsable de la salle Emergence dans le quartier de Wemtenga, Ouagadougou / photo Antoine Doyen

Il était convenu que nous nous rencontrions afin que nous nous entretenions de manière tout à fait sociologique sur le cinéma en Afrique. Si bon nombre de questions de ma grille d’entretien avaient déjà été abordées de prêt ou de loin avec d’autres personnes, c’était la première fois que je servais le questionnaire d’un trait, avec enregistreur posé sur la table.

Heureusement pour mes oreilles quand viendra le temps de la retranscription – je vais m’y consacrer dans l’heure –, l’entretien n’a duré qu’à peine plus d’une heure. Il reste encore à dresser un schéma des gens que Zakaria connaît dans le monde du cinéma, ce ne devrait pas être trop compliqué. Quant à savoir ce qui s’est dit, il faudra attendre la rédaction du mémoire. En attendant, comme de bien entendu, j’ai le sentiment que mes questions ne touchent pas assez le fond du problème… Je vais donc vite taper l’entretien et demander avis ou conseil en France.

En attendant, cela me fait penser que Magan m’a donné le numéro d’Idrissa Ouedraogo. Je ne l’ai pas encore appelé : c’est mal. Il faut que je fasse gaffe, ici, les jours passent vite, surtout que j’ai beaucoup à faire. Hier encore, je me suis retrouvé aux ‘’Films du dromadaire’’ pour sentir l’ambiance qui précède le tournage… Ce dernier doit commencer jeudi. Cet après-midi, si tout se passe bien, Boubacar Diallo sera le second à se faire servir le questionnaire. Vous voyez bien que je n’oublie pas la fac !

Tour de chauffe.

vendredi 10 février 2006

Alors qu'en termes de contrefaçon, les Chinois ne se formalisent guère quant aux ressemblances avec le modèle copié, je retrouve Zakaria Gnegne sur les coups de midi.

En Afrique, les motos les plus populaires sont copiées par les firmes chinoises... ici, "Yamaha Mate" devient "omaha Mace" / photo Antoine Doyen

On se retrouve à deux pas des Nations Unies, on mange au "Festin" et, tranquillement, je lui explique le principe de mes recherches sur le cinéma. Zakaria Gnegne est le gérant de la salle Emergence, située dans le quartier de Wemtenga. On y organise tous les soirs des projections à ciel ouvert, la programmation proposant quelques films africains mais aussi des grosses artilleries US ou indiennes. Nous en reparlerons.

Vient le temps de filer au cyber où je règle quelques histoires de banque (Paris sera toujours Paris... ça vaut pour le loyer) et où j'oublie pour la seconde fois de m'inscrire pour le second semestre à Paris 8. Les inscriptions se faisaient par Internet dès lundi, j'avais mis un joli rappel mais, à Bobo, je n'avais pas accès à tout cela. Une fois à Ouaga, je n'y ai plus pensé... sauf ce matin.

Bref, allez ! je vais essayer de faire cela maintenant mais laissez-moi vous signaler que j'ai retrouvé Adama Roamba au cinéma Burkina, hier. J'ai passé 2-3 heures en sa compagnie et celle de son directeur de prod, son associé, etc. Je lui ai parlé comme à Zakaria de la partie socio de mon projet, mais pas trop : il était fatigué, je le retrouve aujourd'hui. Auteur d'un court-métrage intitulé Source d'histoire (dernier en date : Rencontre en ligne) qui traitait des enfants soldats, il a récemment tourné au nord de la Côte d'Ivoire les 4 premiers épisodes d'une série portant le même nom. Suite à une réécriture complète, il devait en jeter les rushes. Hors de question ! il en a donc tiré un film qui sort actuellement à Ouaga.

Il n'a pas abandonné l'idée de la série : les 24 épisodes seront tournés dès juin prochain.

__EDIT_ La mob', c'est vraiment une institution, ici... et parfois, un toubab un peu fou s'y met !

« Bonne arrivée ».

jeudi 9 février 2006

Ouagadougou, Burkina Faso : tout va bien.

L'heure du thé dans la cour de la famille Kouyaté à Ouagadougou / photo Antoine Doyen

Après un voyage pas franchement au frais dans un bus conduit par un chauffeur téméraire, je suis arrivé dans la capitale burkinabè sur les coups de 15h. J’ai très vite retrouvé Magan Kouyaté dans le quartier de Dempoya, non loin du rond-point des Nations Unies. Très accueillant, il m’explique comment ça se passe et voilà je m’installe, tout va bien.

Premier réflexe de geek : je file sur Internet pour poster les messages qui sont parus hier. Sélection photo pas forcément pertinente mais bon ! On va tacher de faire mieux. Après quoi, je rentre à la cour de la famille Kouyaté, je tombe au bon moment puisqu’on s’y apprête à prendre le thé (photo). Tant mieux ! Moi j’aime cela, celui-ci fût très sucré. Je me fais bien au thé vert, ça prend un temps fou à préparer, Fred ! tu adorerais, j’en suis sûr.

Après les péripéties organisationnelles ségoviennes, j’ai l’impression qu’ici, à Ouaga, tout va bien se passer. Non seulement je contacte en un clin d’œil M. Boubakar Diallo, des films du dromadaire, mais en plus je reçois un mail d’Adama Roamba qui me signale qu’il est également à Ouaga. Chouette. Je retrouve aussitôt Boubakar non loin du rond-point et l’on file vers son bureau. Là-bas, je rencontre une équipe vraiment sympathique et carrément dynamique. Je goûte enfin à la Guiness locale. Beaucoup moins forte qu’en Europe, c’est vraiment des petits joueurs, ces Africains… mais sous 35-38 degrés, je les comprends.

On parle beaucoup du prochain film, un western dont le tournage doit débuter le 18 février. Je devrais pouvoir y assister, quitte à retarder un peu le Bénin. J’ai vraiment envie de voir ce que ça donne. Et pis un western au Burkina, c’est pas tous les jours qu’on en tourne un…

Je sympathise notamment avec Auguste qui propose de me ramener. On discute et on prend le « fabuleux poulet de Boulougou » (expression à vérifier, j’ai pas bien noté oups) avec un coca. Il me parle du marché automobile au Faso, les véhicules sont pour la plupart issus de la filière ‘’France Au Revoir’’… tout ce qui ne passe plus le contrôle en France, vous savez où ça finit ? Il me semble en avoir déjà parlé l’an dernier. On évoque également les ‘’immortels’’ alors qu’un motard nous double sur la gauche pour tourner aussitôt sans rien regarder, et à toute vitesse.

M’est avis que je reviendrai plus tard sur tout cela. Aujourd’hui, je retrouve Boubakar et Adama. Le travail recommence, c’est pas non plus les vacances. Faut pas croire. Le soleil ne suffit pas…

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