Regards d'Afrique

Catégorie : Références et questions sur le cinéma africain

L'Afrique enchantée !

mardi 29 août 2006

Mais qu'attendais-je pour vous en parler !

Tous les jours de cet été sur France Inter, on diffuse une belle émission : L'Afrique Enchantée.

Ça parle de l'Afrique en long et en large, mais surtout en musique. Présentée par Solo Soro et Vladimir Cagnolari, l'émission nous balance Sékouba Bambino ou le temps des colonies de Sardou avec une ironie certaine et un plaisir de raconter jamais feint.

Vous avez déjà loupé beaucoup d'émissions, je sais que l'été se termine sous la pluie, mais vous avez de la chance, l'émission est podcastée !

Aller plus hauuuuut.

samedi 11 mars 2006

Tss, encore un article qui m'invite à aller voir d'autres choses, explorer d'autres pistes, celles dont Zoul me parlait il y a quelques mois en évoquant le Festival de Film de quartier de Dakar.

L'article se trouve sur Africulture, c'est Olivier Barlet qui le signe. Olivier Barlet signe beaucoup de choses à propos du cinéma en Afrique, c'est un des noms sur lesquels on finit toujours par retomber, quand on explore ce milieu-là. Ça pose question, d'ailleurs.

Hum, et comme je n'ai pas encore lu l'article en entier... ben... je vais quand même le lire.

Maurice Kaboré, réalisateur burkinabé

jeudi 13 janvier 2005

Comme je n'en ai pas parlé la dernière fois, autant le faire maintenant !

Lors du Festival Lumières d'Afrique à Besançon, j'ai rencontré Maurice Kaboré, réalisateur burkinabé.

Après qu'il eût présenté Kabala, de son compatriote Assane Kouyaté, il a donné son point de vue sur le cinéma africain.

Pas de distribution des films africains en Afrique – ou peu – et, évidemment, une production relativement faible. Surtout, un des problèmes pour l'identité du cinéma africain, selon lui, c'est que ce dernier est surtout financé par des fonds européens, le CNC ou la Francophonie ! Les fonds proprement africains sont rares, même si l'on pourrait penser au cinéma nigérian – un cas à part.

Le problème commence à la source, puisqu'il manque des écoles de cinéma en Afrique. Je ne sais plus s'il avait connaissance de l'initiative de Valerio Truffa (son école a ouvert en octobre 2004), mais le fait est que, depuis 1985, l'offre était pauvre. Cette année-là a fermé une école de cinéma située à Ouaga, qui était parrainée par l'UNESCO. Ainsi, aujourd'hui, seule sont faites des propositions privées.

A mon humble avis, il reste donc encore beaucoup à faire pour que le cinéma africain ait la représentation, ou plutôt la distribution qu'il mérite ! Et pour cela, la formation en Afrique doit se développer, sans quoi les films africains seront encore trop souvent sous l'influence d'idées proprement européennes.

Le Nigéria : une production à part

mardi 11 janvier 2005

Avec Benoît Tiprez (Clap Noir), on a parlé un petit peu de la spécificité cinématographique au Nigeria et il m'a donné un contact à l'ambassade français de Lagos, des fois que j'aie envie d'y faire un tour ! Pourquoi pas !

Là-bas, le cinéma en pellicule est mort, mais les producteurs nigérians trouvent le moyen de sortir plus de 600 films officiels par an ! Il s’agit bien souvent de ce que l’on appellerait chez nous séries Z ou B… Peut-être qu’ils les appellent comme ça aussi, remarquez.

Le Cinéma africain, une oasis dans le desert?

mardi 11 janvier 2005

une lecture conseillée par Marion :

cinéma africain, une oasis dans le desert?
n°106 de la collection Cinémaction
éditeur : corlet- telerama

Pour ma part, je viens d'en terminer une, c'était très intéressant :

Le Cinéma africain
Un Continent à la recherche de son propre regard
par Elisabeth Lequeret

Intéressante synthèse d'une centaine de page qui m'a donné envie de voir quelques films, notamment :

Un petit tour à la cinémathèque Afrique devrait permettre de voir tout ça ! ;)

Un cinéma de l'homosexualité en Afrique ?

jeudi 6 janvier 2005

Joseph Ramaka Gaye Autre question de la soirée : y’a-t-il des cinéastes africains qui traitent de l’homosexualité ? Il semblerait que oui. Joseph Ramaka Gaye (photo euripide/africultures.com), qui évoque l’homosexualité féminine dans Karmen. Et puis il y a Dakan, un film burkinabé sur les gays. Je serais curieux de voir comment ces films sont pris, où ils sont diffusés… comment ils sont faits. La politique et la société en général ne sont pas toujours tendre avec les homos, en Afrique.


2 jours à la Cinémathèque Afrique de l'ADPF

mardi 26 octobre 2004

Ayant basé sur ma volonté de découvrir quelque chose que je ne connais absolument pas à l'heure actuelle, il va sans dire que je n'ai vu que peu de films africains jusqu'à maintenant... Un petit moment à la Cinémathèque Afrique du MAE s'imposait.

Hier et Aujourd'hui, j’aurai découvert les films de :

J'ai était épaté. Y'a une vraie qualité qu'on a rarement l'occasion de voir dans mon coin, à Nancy... Les cinémas ne s'ennuient guère à garder les copies de films africains très longtemps. Il faut dire que peu ont la chance d'être vraiment diffusé. Ça n'aide pas. Certes, il y a Arte, mais c'est quand même pas suffisant... quelle tristesse.

En tout cas, si j'ai beaucoup rit à l'humour de Fanta Nacro, je suis resté perplexe devant ceux de Sissako. Je ne dirai pas que ça ne m'a pas plu, non, mais je m'attendais tellement à voir des situations africaines... Ça peut paraître stupide, mais j'ai rarement eu l'occasion de penser qu'un film africain pouvait se passer ailleurs qu'en Afrique, sans vraiment me rendre compte de la connerie dont je faisais alors preuve ! Quoi qu'il en soit, Sissako a une jolie manière de nous faire partager son regard sur la Russie. J'ai hâte d'en parler avec lui.

Quant à Mahammat Saleh Haroun, son film Abouna est très beau. Très "européen", aussi. Entendre : "intellectualisant" dans sa façon de penser certains plans. Mais je vais éviter de développer, sinon il va falloir que je m'explique et me justifie... :D

Ngangura a su croquer des situations assez cocasses (notamment celle qui fait le film : un roi congolais vient découvrir en Belgique que ses valeurs ne sont guère reconnues par les Africains d'Europe) de manière qui m'ont semblé très justes. Techniquement, le film souffre de quelques défauts... mais rien qui nuise au plaisir qu'il y a à le voir ;)

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