Et si l’on créait une communauté africaine?

1- Constat

Comment sur une terre fertile, des gens peuvent mourir de faim ? Que signifie solidarité africaine dans une Afrique désunie ? Pourquoi dans tous les continents, la communauté la plus pauvre est la communauté noire ?

Et si les Africains ne comptaient que sur eux-mêmes pour se relever ? Après, 55 ans en moyenne d’indépendance, concernant l’Afrique noire, ou, après près de 190 ans de l’abolition de l’esclavage noir, concernant les autres continents, le constat est toujours le même : le noir arrive difficilement à s’épanouir.

Est-ce parce qu’il est moins intelligent que les autres ? Non, nous sommes capables de faire pareil que les autres.

Est-ce parce qu’il souffre de racisme ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais, nous devons arrêter dans ce cas, de nous voir à travers l’œil des autres. Les autres ne sont pas obligés de nous aimer, nous si. Et, nous ne pouvons les obliger à nous accepter, mais nous, nous le devons.

Pour moi, le problème vient du fait que la communauté africaine n’est pas assez unie. Mais aussi qu’elle n’est pas assez concrète. Il est temps de passer à l’action en créant un réseau afro-communautariste.

L’idée n’est pas d’exclure les autres communautés. Encore une fois, il faut savoir faire la distinction entre communautarisme et sectarisme. L’idée n’est pas d’appeler à la haine. Ce réseau n’est pas un réseau de combat. La seule lutte est celle contre la désunion.

Il faut donc créer un réseau communautariste ouvert sur le reste du monde.

2- But

Dans certains pays comme en France, le terme communauté est devenu péjoratif. Pourtant, les communautés existent partout. Je ne pense pas que l’homme soit fait pour vivre en dehors d’une communauté. Il y a forcément des exceptions, mais l’homme, si l’on veut suivre la pyramide des besoins de Maslow, a besoin de faire partie d’une équipe, d’une communauté. C’est humain.

Il existe une communauté française en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, avec des bars fréquentés que par des français par exemple. Il existe une communauté juive en Europe, notamment en France, avec des endroits fréquentés en grande majorité par ceux-ci, par exemple. A mon avis, la communauté, lorsqu’elle n’est pas radicale ou sectaire, est bonne pour l’homme et aussi pour la société.

Pourquoi une communauté non sectaire ou radicale est-elle bonne pour la société ? D’abord l’individu lambda se sent accepté, est épanoui et, il fait partie d’une équipe qu’il voudra valoriser. Ensuite, dans le monde des affaires, et aussi donc en finance, sur les marchés boursiers notamment, le plus important n’est pas l’argent. Détrompez-vous, le plus important est la confiance. L’individu est plus enclin à consommer biens et services quand il fait confiance à son partenaire. Et, la communauté crée cette confiance entre individus. Enfin, généralement, quand une personne veut se lancer dans l’entreprenariat, ses premiers clients sont les personnes qu’elle connaît, les membres de sa communauté. Le bouche à oreille faisant,  elle finira par agrandir son entreprise en s’ouvrant aux autres communautés.

Et si une communauté noire existait ? Enfin… elle existe déjà mais et si elle était soudée ? Et si, nous les noirs, on s’engageait davantage pour notre communauté ? Attention, s’engager ne veut pas dire être enragé.

Faites un point, faites un bilan, partout dans le monde, la communauté noire est la plus pauvre. Même si je prends la Côte d’ivoire, un pays avec une population noire majoritaire, pour exemple, je suis sûr que les communautés libanaise et française sont les plus riches.

Épiceries, boucheries, traiteurs… et si on soutenait les commerces afro ? Cliniques, restaurants, cabinets comptables ou avocats… et si on soutenait les entreprises afro ? Je ne demande pas de ne pas prendre en compte le rapport qualité/prix, mais, pour un même service, à qualité égale, et si on priorisait les entreprises afro ?

Attention, encore une fois, je n’appelle pas au sectarisme, juste à penser à nous avant de solliciter les autres. Je ne suis pas le père du proverbe « la générosité bien ordonnée commence par soi »

3- Comment ?

  • Auto-éducation et sensibilisation

Il faudrait commencer par s’auto-éduquer.  Si chacun d’entre nous, a le réflexe de solliciter les commerces afro avant les autres commerces, il participe au développement de la communauté. Il faudrait donc en parler autour de nous. Pour ça, nous n’avons pas besoin d’attendre les autres. Nous pouvons commencer à le faire individuellement.

 

  • Fédérer les associations

Il faudrait en parler à toutes les associations noires que l’on connaît, associations d’étudiants, professionnelles, sociales, politiques… Le but n’est pas de fusionner toutes les associations en une seule. Non, il s’agit de fédérer. Ce qui veut dire que chaque association à son activité bien à elle, mais en cas d’insultes racistes par exemple, ou en cas de menace pour notre communauté ou pour influencer les politiques, l’on pourrait mener des actions collectives pour faire du poids. L’union fait la force, ne l’oublions pas.

En France par exemple, selon l’enquête de l’université d’Evry pour le compte du centre d’analyse stratégique, « les candidats au prénom d’origine africaine, ont 26% de chance en moins de passer un entretien et 32% d’être recruté ». Les associations pourraient essayer de changer cela si elles avaient du poids.

  • Associer les entreprises afro

Essayer de faire rentrer les entrepreneurs afro dans cette dynamique. Le but est non seulement que la clientèle afro se tourne vers eux, mais qu’eux aussi se tournent vers des fournisseurs de la communauté.

Il faudrait aussi les rassurer qu’aucun achat et prestation de services ne sera fait à crédit. Le but n’est pas de couler leurs entreprises mais de les booster.

  • Unir les réseaux déjà existants

Il existe déjà quelques réseaux. Il est important de les rejoindre et les unir.

  • Création d’un site internet

Quand tout ce qui a été cité en haut a été fait, il faut créer un site internet. Un site dans lequel on pourrait répertorier toutes les entreprises et associations du réseau. Pour que le noir lambda, partout où il est, sache où se diriger dans son lieu d’habitation, s’il a besoin d’un restaurant, d’un dentiste, d’un concessionnaire, d’un traiteur…

Le but étant de consommer afro certes, mais consommer de la bonne qualité, les entreprises faisant partie du réseau seront jugées par leurs clients, comme le font tous les sites sérieux de consommateurs. Une bonne façon de créer de l’émulation et maintenir l’activité pour les entreprises.

 

C’est une petite idée, et vous ? Qu’en dites-vous ?

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