#coup de gueule…Nous sommes en enfer ?

Dans mes lectures quotidiennes je suis tombé sur un article de la banque mondiale dépeignant la situation économique en Côte d’Ivoire et proposant des solutions pour mettre à profit la forte croissance qu’elle connait depuis 2012.Jusque là tout va bien.Ce qui m’a choqué n’est pas le contenu de l’article qui s’inscrit dans la lignée des nombreux articles sur le sujet.Ce qui m’a choqué c’est le titre de cet article . « Aux portes du Paradis ». Que signifie ce titre ? En ce moment sommes nous en enfer ? Et sur quoi se base cette comparaison pour dire que c’est  » l’enfer » ?.Il est vrai que certains domaines sont à travailler, à renforcer en vue de permettre l’essor des services sociaux de base notamment.
Il faut comprendre que l’appréciation des situations économiques des états est relative, l’analyse doit rester contextuelle.Du point de vue communication, ce titre est réducteur, maladroit et en dit long sur le mépris de ces organisations internationales. Evidemment,dans le rapport,il est mentionné que pour sortir de  cet enfer définitivement,il faudrait suivre à la lettre les recommandations qui consistent à ouvrir le marché,pratiquer une politique libérale,se soumettre aux conditions des prêts qui sont forcément à notre avantage, évidement. Je caricature le propos mais on n’en est pas loin.
L’enfer c’est relatif, « l’enfer » peut être une économie qui donne l’impression d’être reluisante mais qui en réalité repose sur des dettes énormes comme les États Unis, l’enfer peut être une économie qui joue avec les  chiffres réels pour donner l’image d’être une économie reluisante avec la complicité des organisations internationales et des agences de notation,  » l’enfer » c’est peut être une économie délétère qui tente de survivre, qui est en faillite comme la Grèce…
Au final,il faudrait faire attention aux mots employés, la forme a une importance capitale dans les analyses  de certaines situations.

Ainsi donc nous sommes en enfer et si c’est le cas je peux vous dire que notre enfer c’est en grande partie les autres. C’est la faute « des autres » qui nous octroient des dettes à des taux insensés, c’est la faute « des autres » qui pillent les richesses de nos Etats, c’est la faute des autres qui jouent de leur statut international pour nous imposer des conditions contractuelles désavantageuses. C’est la faute des « autres » qui financent des crises pour des raisons économiques notamment.

Certes nous devons changer nos mentalités sur le continent africain mais le regard  et l’attitude des autres à notre égard se doit aussi de changer.

Eric GNALLA.

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