Denis Sassou Nguesso 72 ans, 33 ans à la tête du Congo et (apparemment) plus avenir

  <<j’ai décidé de donner la parole directement au peuple afin qu’il se prononce sur le projet de loi énonçant les principes fondamentaux de la République…>> C’est en ces termes que Denis Sassou Nguesso s’est adressé à son peuple dans une intervention radiotélévisée pour annoncer la tenue d’un referendum. Ce referendum aura pour but de la modification de la constitution congolaise et pour conséquence de lui permettre de briguer un autre mandat présidentiel. Ayant gouverné à la tête du pays depuis 33 ans déjà, cette annonce fait grincer des dents au Congo où l’opposition voit d’un mauvais oeil la possibilité pour Denis Sassou Nguesso de se présenter pour un nième mandat présidentiel.  

<<Nous allons demander à la population de résister, pacifiquement et par les moyens que nous offre la Constitution en vigueur, contre ce coup d’Etat constitutionnel », affirme affirme Clément Mierassa, dirigeant d’un mouvement d’opposition, le Parti social-démocrate congolais (PSDC), membre du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

Cette opposition va d’ailleurs initier des marches en protestation à ce referendum dans les principales villes du pays (Brazzaville et Pointe-Noire). Cela n’arrêtera pas cependant le pensionnaire du palais présidentiel d’organiser cette consultation du peuple.

Le pouvoir comme un vin enivrant

A 72 ans mais surtout après avoir passé plus de 33 ans aux affaires il est difficile de comprendre pourquoi Denis Sassou Nguesso sollicite le peuple congolais aux fins de l’autoriser à se représenter pour un autre mandat. Qu’est ce qui donc pousse les dirigeants africains à vouloir se maintenir au pouvoir. Qu’est ce qu’un mandat de plus peut bien leur apporter du point de vu personnel mais surtout qu’est ce que ce mandat peut apporter à son pays, quand certains ont passé prés de la moitié de leur vie à la tête de leur pays ?

Les dirigeants africains devraient comprendre qu’il est de leur devoir citoyen de se retirer des affaires quand leur condition physique n’est plus optimale. Pourquoi ne pas envisager la retraite ?.

La population africaine est de plus en plus jeune, et les dirigeants de plus en plus vieux sont très souvent déconnectés des réalités des vies de leurs concitoyens

Je pense que les africains ( les plus jeunes en tout cas) aspirent à des changements et ces changements passent d’abord et avant tout par une alternance des personnes. Le Congo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, possède des personnalités compétentes pour assurer la continuité et surtout la progression de leur pays.

Un referendum controversé mais….

la date du Referendum sera fixée au 25 octobre 2015 .

l’opposition qui dénonce un coup d’Etat constitutionnel décide de boycotter le scrutin. Des marches et meetings seront organisés dans les principales villes du pays Brazzaville et Pointe- noire. les principaux partis de l’opposition demanderont à leurs militants et sympathisants de boycotter le scrutin.

Pourtant c’est le OUI qui l’emportera finalement à une majorité de 92, % selon les chiffres officiels. Le taux de participation annoncé est de 74,66% et le Président sortant promulguera la nouvelle constitution.

Sommes toutes il s’agit d’un referendum controversé mais il convient de s’interroger sur sa légalité de celui ci. la consultation du peuple sur des questions aussi importantes que celle ci est un élément fondamental de la démocratie, d’ailleurs c’est le seul procédé ouvert à une telle entreprise. comment donc comprendre que l’opposition décide de boycotter ce qu’il convient d’appeler une manifestation de la volonté du peuple?

On pourrait s’interroger sur l’opportunité d’un tel type de référendum mais le traiter de Coup d’Etat constitutionnel c’est surtout nier le pouvoir souverain du peuple.

Comment comprendre l’attitude de l’opposition congolaise?

Il est pour le moins illogique que l’opposition Congolaise appelle à un boycott du scrutin. Il convient de rappeler que le Referendum fait partie des pratiques démocratiques, dès lors pourquoi ne pas demander à ses militants de voter massivement le non ? pourquoi décider de boycotter alors que la possibilité d’exprimer leur avis leur ait offerte ?

Peut-être est il temps pour les dirigeants d’oppositions africaines de comprendre que le temps du boycott irréfléchi est terminé. Au 21 ème siècle il ne s ‘agit plus de boycotter pour boycotter mais de faire avancer les choses. Participer au jeu démocratique et permettre la construction de la démocratie. D’ailleurs boycotter n’a jamais vraiment rapporté quoique ce soit.

Il est temps pour le politiques africaines, de façon générale, de repenser la compréhension de la politique. Cela vaut aujourd’hui pour le Congo comme ça a valu hier pour la Côte d’ivoire.

Ahmed O.

                                                                                            

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